11 juin 2006
Les mots des autres
Les mots des autres peuvent rendre dingue. Il y en a qui reviennent sans cesse dans mon crâne énervé, ce sont des mantras de la personnalité, des lobotomisations identitaires. Quand je serais sénile, je peux vous parier que ce seront eux qui prendrons mes lèvres en otage, tellement je les ai lus, vus, entendus. Chers futurs éventuels petits-enfants, d’avance désolée (un procès contre les médias et la littérature étant votre seule issue possible).
« Je hais Lucky Luke, je le hais !!! »
« Ca m’a fait tout drôle de me retrouver à l’intérieur d’un poème froid »
« Ce n’est peut-être pas un hasard si ma couleur préférée est le vent »
« Je ne combattrai pas les cigales du diable »
« Papa, papa, tu nous offre une gourmandise ? tenez, les enfants, achetez ce que vous voulez »
« Je suis un pur produit de la Think Pink génération »
« L’enfer, c’est les autres »
« sauter dans les flaques pour la faire râler, bousiller nos godasses et s’marrer »
« N’imitez pas, innovez »
« Ce mec a vraiment au repos une teub énorme (hallelujah) »
« Elle menace de ne plus pouvoir le supporter »
« minidou, beaucoup d’fraîcheur beaucoup d’douceur, naturellement »
« Et voici la viiiiie -la vie ! La belleu vie qui coule dans nooos veiiines »
« Je me vengerai ! Je me vengerai ! »
« Cette connasse désire vraiment que j’ m’entretienne avec elle de l’état de mon cul »
« Stone, le monde est stone »
Si ça continue, c’est moi qui vais devenir stone.
12:00 Publié dans J'attends | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12 mai 2006
Flash back

« Toi qui fait partie du gang
De mes séducteurs passés
Prends garde à ce boomerang
Il pourrait te faire payer
Toutes ces tortures de cinglés
Que tu m'as fait endurer.
Je sens des boums et des bangs
Agiter mon cœur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
C'est une histoire de dingue
Une histoire bête à pleurer.
Ma raison vacille et tangue
Elle est prête à chavirer
Sous les coups de boomerangs
De flash-back enchaînés
Et si un jour je me flingue
C'est à toi que je le devrais. »
Serge Gainsbourg
09:10 Publié dans J'attends | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note