15 novembre 2006

Indifférence

Il n’y a pas un jour sans que je ne pense pas à toi. Il y a des endroits où je te retrouve souvent, dans les bus, par exemple. Ces airs de rien, regards jetés habilement par-dessus l’épaule de l’autre, jamais ailleurs. Calculs permanents dans les salles d’attente, faire attention de bien simuler l’intérêt pour cet article sur les différentes techniques de pose de faux ongles (passionnant). Tu es partout.

Comme une publicité clandestine à grande échelle,

comme un sifflement dans les oreilles.

Hier encore, je t’ai perçue aux détours d’un homme, dans ses gestes, sa manière de saisir son paquet de cigarettes. Et chaque jour qui passe, je te retrouve un  peu plus, un peu plus pour chaque feuille qui tombe, pour chaque goutte de pluie glacée qui vient se lover dans ma nuque. Et cette femme qui marchait normalement, avec son manteau normal et sa coiffure normale, qui rentrait dans une boutique, tu sais ? Il fait froid et nuit et les trottoirs vont finir par ne faire rien d’autre que refléter les réverbères qui seront toujours allumés et des tas de catastrophes vont sensibiliser les téléspectateurs.

Mais tu auras, heureusement, l’audace de venir les enlacer doucement, de les bercer tendrement, comme tu le fais si souvent pour moi. Tu es si belle, transparente. Bonne nuit, mon indifférence.

Commentaires

Oui, mais moi, je ne peux rester indifférente à ton talent Liane...

Ecrit par : l'Amazone | 15 novembre 2006

joli texte, merci.

Ecrit par : lina | 15 novembre 2006

merci à vous de me lire...

Ecrit par : Liane | 15 novembre 2006

Un différent se confond avec ses semblables.

Ecrit par : Nicolas | 11 mars 2007

Lire le blog en entier, pretty good

Ecrit par : Nina_Tool | 21 septembre 2009

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